C’est en voyant des piles trainer un peu partout chez lui que Knut Karlsen, étudiant norvégien, a eu l’idée d’intégrer aux piles un capteur solaire permettant de les recharger directement à partir du moment où elles ne sont pas rangées dans le noir.
Le concept SunCat (image du chat qui se chauffe au soleil)
Il est né de sa volonté de simplifier au maximum en créant une pile rechargeable à cellules solaires intégrées.

Pour le moment au stade de prototype, les piles sont recouvertes d’un film flexible de cellules solaires. Cette pellicule de cellules photovoltaïques souples (PV), encore au stade de test, a été expérimentée à l’IFE (Institute for Energy Technology en Norvège) qui a fourni Knut Karlsen pour ses tests.
Il a testé son concept avec des batteries NiMH rechargeables. Après fixation du film sur la pile, Knut Karlsen a connecté les cellules PV aux pôles positif et négatif de la batterie.
D’après son concepteur, le prototype fonctionne mais il n’aurait pas encore eu les bonnes conditions pour effectuer des tests probants. Il ne communique pas non plus sur le temps de charge nécessaire...
Sur son blog, il précise plancher sur une seconde version contenant un indicateur de charge et des condensateurs pour avoir une charge plus efficace.

Les limites du concept
On peut se poser des questions sur le rendement car une pile ronde n’offrira peut-être qu’une moitié de sa surface aux rayons du soleil.
Qu’en est-il de la réaction de la pile restée au soleil plusieurs heures ? C’est l’opposé de la consigne de bonne utilisation des piles...
Que deviennent les films à cellules photovoltaïques à la fin de vie d’une pile rechargeable ? Est-ce vraiment plus économique que d’utiliser des chargeurs solaires à part ?
Mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que d’une ébauche de projet, un prototype plutôt artisanal !
Knut Karlsen reste sur la bonne voie, il est nécessaire d’orienter la recherche vers les énergies renouvelables. L’utilisation de ces films souples de cellules photovoltaïques pourrait être étendue à d’autres objets à surface irrégulière (carrosserie de voitures ?).
L’ensemble du process utilisé par Knut Karlsen est visible avec des photos sur son blog (en anglais).
Séverine Bastien
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